Service public de la transition écologique

Bois

Naturel, écologique et capteur de carbone, le bois a tout pour plaire. Que vous souhaitiez exploiter une parcelle, y recourir pour vous chauffer ou pour d’autres nombreux usages allant du meuble à l’immeuble, il existe un tas de solutions pour y recourir.

Localement, avec 4 000 petits producteurs présents, une association, l’ASLGF, offre la possibilité de mutualiser les solutions pour exploiter son bois dans une gestion durable. Si vous souhaitez mener un projet de chauffage ou de construction bois, de nombreuses possibilités s’offrent à vous que vous soyez un particulier, une collectivité, un bailleur ou une entreprise. On vous dit tout.

Le bois, vraiment écologique ?

Durant sa croissance, la forêt stocke du carbone et compense ainsi une part des émissions de gaz à effet de serre émises naturellement ou par des activités humaines. Le bois est considéré comme renouvelable à partir du moment où sa régénération est égale ou supérieure à sa consommation. Il faut donc avoir une gestion durable de la filière en amont. Il existe deux utilisations au bois :

Bois d’œuvre

Le bois d’œuvre est utilisé pour d’autres usages comme  la construction bois. Il permet de stocker le CO2 absorbé au cours de la vie de l’arbre, on parle alors de séquestration carbone.
1m3 de bois matériau équivaut environ à 1t de CO2 stockée !
Actuellement sur le territoire, on encourage le développement prioritaire de la filière bois d’œuvre, les déchets de la filière et la gestion durable de la forêt alimentant l’offre de bois-énergie en parallèle.

Bois énergie

Utilisé pour de la chaleur, de l’électricité ou des biocarburants, le bois-énergie a bien des fonctions.

Sous forme de bûches, de plaquettes ou de granulés, il coûte moins cher que le gaz naturel, le fioul ou l’électricité pour une production énergétique équivalente. En plus d’être écologique, son coût est plus stable !

Le saviez-vous ?

Le bois-énergie peut être responsable des pics de pollution l’hiver (émissions de particules fines) du fait de l’utilisation massive d’un bois de mauvaise qualité (bois humide…), d’autres détritus jetés au feu et de systèmes de chauffage inefficients (cheminées, foyers ouverts et fermés…). Un système performant peut émettre 30 fois moins de particules qu’une cheminée.

Où en est-on ?


Le bois représente un enjeu fort de protection du paysage des Monts du Lyonnais. Les forêts du territoire, principalement de feuillus (86%, le reste étant de résineux) et privées (99%), produisent en moyenne 40 500 m3/an de bois dont 58% sont récoltés.

Une association, l’ASLGF, réunit de nombreux propriétaires pour encourager une gestion durable des forêts (plus de 150 personnes pour 1000 ha).

D’un point de vue économique, les entreprises de seconde transformation (notamment les menuiseries) sont plutôt bien implantées alors que l’amont de la filière reste peu présent. En effet, sur les 113 entreprises du bois, le territoire ne compte que 3 scieries et 7 entreprises (la plupart unipersonnelles) de travaux forestiers.

En 2015, 31 chaudières collectives sont identifiées et plus de 4 000 habitations sont équipées de système de chauffage bois individuel. La variation de  consommation de bois-énergie est forte selon la rigueur des hivers. En 2015, elle représentait trois fois la production de bois du territoire ; ce qui signifie que le bois provient majoritairement de l’extérieur.

Un potentiel fractionné mais conséquent


Dans la dynamique de structuration de filière, deux massifs sont en cours d’accessibilisation afin d’exploiter jusqu’à 450 ha supplémentaires. Le Schéma de Desserte Forestière préconise également une amélioration des accès aux parcelles.

4 000 propriétaires sont présents sur le territoire : la marge de l’ASLGF est donc encore forte mais il reste difficile d’identifier les propriétaires, parfois eux-mêmes ignorants qu’ils le sont. Il manque localement une plateforme de stockage et des entreprises de travaux forestiers. Fibois, acteur incontournable de la filière bois propose, entre autres, des annuaires d’entreprises régionales, disponibles pour la gestion en amont de la forêt, la construction bois et pour l’énergie.

En 2013, on estimait 8 300 m3/an de bois supplémentaire mobilisable.

Trois réseaux de chaleur bois (Saint-Martin-en-Haut, Virigneux et Montrottier) sont à l’étude ainsi que 2 extensions (Larajasse et Longessaigne).

La réduction des consommations du secteur résidentiel face à la hausse des consommations de bois devrait donner une production similaire en 2025 par rapport à 2015.

Solutions


Bois bûche

Granulés (ou pellets)

Bois plaquette

Particuliers : vous pouvez remplacer votre chauffage obsolète ou inefficient par un système de chauffage performant adapté à votre habitation : chaudière bois à granulés, bûches ou plaquettes. Si vous avez une parcelle de bois, vous pouvez chercher à la gérer durablement en réduisant vos coûts en vous appuyant sur les acteurs existants.

 

Entreprises, bailleurs, collectivités et autres structures : si vous avez un potentiel plus conséquent qu’un particulier, vous pouvez envisager un réseau de chaleur ou une chaudière collective.

Une aide peut être envisageable avec l’ADEME pour un projet de taille considérable. Envisagez une mutualisation de votre projet avec ceux de la commune ou d’autres bâtiments proches.

À qui s'adresser ?

Particuliers :

  • Parc Éco-Habitat : conseils gratuits, neutres et indépendants. N’hésitez pas à prendre RDV ici. Contact : parc-ecohabitat@cc-mdl.fr
  • ASLGF (Association Syndicale Libre de Gestion Forestière des Monts et Coteaux du Lyonnais) : elle regroupe les propriétaires de bois pour une mise à disposition d’outils, d’informations, de formations et d’appui technique. Contact : aslgf.mcl@gmail.com

Collectivités :

  • Syndicats d’énergies SYDER (Rhône) ou SIEL (Loire) : ils assurent la maîtrise d’ouvrage publique de chaufferies automatiques au bois.

Entreprises, bailleurs, autres structures :